Voici le bilan carbone des systèmes de production d’électricité dans 6 pays Européens dont la France. La France, grâce au nucléaire a un bilan nettement favorable, puisqu’on ne parle ici que de gaz à effet de serre, et non pas de déchets nucléaires.

Les autres pays quant à eux, ne disposent pas de la même ressource. Leur électricité est en grande majorité produite par centrales au charbon, au gaz naturel ou au fioul. L’incidence sur le bilan carbone est désastreuse puisque là bas, produire 1 kWh d’électricité revient à émettre environ 400 g de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, soit deux fois plus que ce qu’émet le gaz naturel (234 g/kWh) et plus encore que le charbon ou le fioul domestique (respectivement 384 g/kWh et 300g/kWh) !

Si dans ces pays là il est plus sain pour l’environnement de se chauffer aux combustibles fossiles ou biomasse qu’à l’électricité, il n’en résulte pas moins que remplacer les voitures fonctionnant au pétrole par la voiture électrique ne sera pas une avancée majeure. Le rendement du moteur électrique est certes bien meilleur que celui à explosion, mais le rendement des centrales électriques contrebalancent sensiblement ce gain.

Attention donc aux discours généralistes, vendant la voiture électrique comme l’engin qui va sauver le monde ! Si notre parc automobile français passe à l’électrique, il faudra à tout prix s’abstenir d’avoir recours à l’énergie étrangère telle qu’elle est produite actuellement (l’énergie électrique n’est pas plus saine, climatiquement parlant, dans tout autre pays producteur du monde). Seulement si cela se produit, les demandes en électricité française vont grimper en flèche et la production aura intérêt à suivre sous peine de provoquer une contreperformance environnementale : il sera plus néfaste pour l’environnement de rouler électrique, qu’au pétrole.

Sur l’automobile du futur, il faut garder les pieds sur terre et mettre de l’eau dans son vin. La voiture la plus écolo, c’est et ça sera toujours la voiture qui ne roule pas.