L’Alsace, région jusqu’alors faisant mine d’être très attachée à ses valeurs écologiques, du moins sur le papier, est sur le point d’accueillir le rallye automobile de France.

Outre le fait que cette manifestation est en lien étroit avec des maux contemporains sensibles tels que le gaspillage des ressources fossiles, la vitesse excessive, l’insécurité routière, elle traversera également des sites protégés concernés par une démarche de conservation et de limitation du trafic routier sur la route des crêtes inscrite depuis quelques décennies et toujours grignotée par les lobbies du tourisme.

Pour couronner le tout, et c’est là que le bas blesse, la région subventionne le rallye à hauteur de 50% soit un montant non moindre que 1,7 millions d’euros. Drôle de politique écologiste n’est ce pas?

Le double discours fait réfléchir la population alsacienne qui s’inquiète de voir son grand ballon une fois de plus mutilé par un tourisme automobile excessif et des spectateurs non respectueux de la flore environnante. Alors que la région est touchée de la disparition progressive et inquiétante de la faune qui avait alors réussi a survivre en ses montagnes, d’une affaire de pollution par rejets intempestifs des eaux usées d’une centrale d’épuration de montagne dans un cours d’eau en amont d’une source de captage au Markstein, les ambitions annoncées de protection de l’environnement sont terriblement mises à mal par ce nouveau pied de nez face au tourisme.

Sachant qu’outre rhin, le rallye est uniquement financé par des fonds privés, on aurait facilement pu imaginer ces fonds reversés dans la promotion de la filière bois énergie qui présente un intérêt de taille dans cette région, au lieu d’une exemplarité à la « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ».

La route des crêtes et sa biodiversité n’en a pas fini avec le tourisme automobile.

Voici le bilan carbone des systèmes de production d’électricité dans 6 pays Européens dont la France. La France, grâce au nucléaire a un bilan nettement favorable, puisqu’on ne parle ici que de gaz à effet de serre, et non pas de déchets nucléaires.

Les autres pays quant à eux, ne disposent pas de la même ressource. Leur électricité est en grande majorité produite par centrales au charbon, au gaz naturel ou au fioul. L’incidence sur le bilan carbone est désastreuse puisque là bas, produire 1 kWh d’électricité revient à émettre environ 400 g de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, soit deux fois plus que ce qu’émet le gaz naturel (234 g/kWh) et plus encore que le charbon ou le fioul domestique (respectivement 384 g/kWh et 300g/kWh) !

Si dans ces pays là il est plus sain pour l’environnement de se chauffer aux combustibles fossiles ou biomasse qu’à l’électricité, il n’en résulte pas moins que remplacer les voitures fonctionnant au pétrole par la voiture électrique ne sera pas une avancée majeure. Le rendement du moteur électrique est certes bien meilleur que celui à explosion, mais le rendement des centrales électriques contrebalancent sensiblement ce gain.

Attention donc aux discours généralistes, vendant la voiture électrique comme l’engin qui va sauver le monde ! Si notre parc automobile français passe à l’électrique, il faudra à tout prix s’abstenir d’avoir recours à l’énergie étrangère telle qu’elle est produite actuellement (l’énergie électrique n’est pas plus saine, climatiquement parlant, dans tout autre pays producteur du monde). Seulement si cela se produit, les demandes en électricité française vont grimper en flèche et la production aura intérêt à suivre sous peine de provoquer une contreperformance environnementale : il sera plus néfaste pour l’environnement de rouler électrique, qu’au pétrole.

Sur l’automobile du futur, il faut garder les pieds sur terre et mettre de l’eau dans son vin. La voiture la plus écolo, c’est et ça sera toujours la voiture qui ne roule pas.

Me voila dans mon nouvel appartement.

L’ancien se situait non loin de là, si près que les deux lignes téléphone sont sur le même répartiteur téléphonique, un local dans lequel arrivent toutes les lignes d’une zone. C’est dans ce local que sont faits également les dégroupages des Fournisseurs d’Accès Internet, technique qui consiste à céder la ligne France Télécom à un autre opérateur.

Ces opérateurs offrent maintenant de nombreux services et s’en vantent haut et fort. Internet très haut débit, téléphone gratuit vers plein d’endroits, et la dernière nouveauté, la télévision par internet.

Chez Neuf, je n’avais pas cette dernière option, et pour cause : le local du répartiteur n’est pas assez grand pour accueillir un nouvel opérateur, Neuf en l’occurrence. Les seuls présents sont Orange et Free.

Le choix a été vite fait, payer le double pour moins de services, non merci, je prend Free. Donc voila ma résiliation envoyée à Neuf, la madame blasée de n’avoir toute la journée que des gens qui veulent la quitter me prévient que ça marche mal chez Free, je lui dit que je sais je connais, mais c’est ce qu’on verra, et puis je n’ai pas trop de choix après tout.

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