L’Alsace, région jusqu’alors faisant mine d’être très attachée à ses valeurs écologiques, du moins sur le papier, est sur le point d’accueillir le rallye automobile de France.

Outre le fait que cette manifestation est en lien étroit avec des maux contemporains sensibles tels que le gaspillage des ressources fossiles, la vitesse excessive, l’insécurité routière, elle traversera également des sites protégés concernés par une démarche de conservation et de limitation du trafic routier sur la route des crêtes inscrite depuis quelques décennies et toujours grignotée par les lobbies du tourisme.

Pour couronner le tout, et c’est là que le bas blesse, la région subventionne le rallye à hauteur de 50% soit un montant non moindre que 1,7 millions d’euros. Drôle de politique écologiste n’est ce pas?

Le double discours fait réfléchir la population alsacienne qui s’inquiète de voir son grand ballon une fois de plus mutilé par un tourisme automobile excessif et des spectateurs non respectueux de la flore environnante. Alors que la région est touchée de la disparition progressive et inquiétante de la faune qui avait alors réussi a survivre en ses montagnes, d’une affaire de pollution par rejets intempestifs des eaux usées d’une centrale d’épuration de montagne dans un cours d’eau en amont d’une source de captage au Markstein, les ambitions annoncées de protection de l’environnement sont terriblement mises à mal par ce nouveau pied de nez face au tourisme.

Sachant qu’outre rhin, le rallye est uniquement financé par des fonds privés, on aurait facilement pu imaginer ces fonds reversés dans la promotion de la filière bois énergie qui présente un intérêt de taille dans cette région, au lieu d’une exemplarité à la « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ».

La route des crêtes et sa biodiversité n’en a pas fini avec le tourisme automobile.

Voilà deux mois que j’ai pris mes nouvelles fonctions en région parisienne, toujours au sein de la même société.
Venant de Toulouse, je dois noter des différences au niveau des projets qui me sont confiés.
Cadrées par un « plan climat » rédigé par la ville de Paris, les nouvelles constructions sont fortement incitées à répondre au label Bâtiment Basse Consommation (BBC) au niveau de ses consommations énergétiques estimées.

« Consommations énergétiques estimées » ?
Oui, un bâtiment neuf aujourd hui ne peut être construit sans avoir au préalable fait estimé (par un bureau d’étude par exemple) les consommations énergétiques en chauffage, climatisation s’il y a lieu, production d’eau chaude sanitaire, ventilation et éclairage. Pour ce faire, il existe une méthode dictée par la Réglementation Thermique parue en 2005 : la ThCE.

Bien qu’imparfaite, elle a le mérite d’exister, et permet de comparer au moins les bâtiments entre eux. Même si le résultat estimatif obtenu diffère des consommations réellement constatées, celles ci dépendant entre autre de l’usager et de son comportement et donc des hypothèses prises lors de leur estimation.
La réglementation thermique impose avec ceci des garde fou : des minimums d’isolation et de performances du bâtiment. En d’autres termes, un bâtiment prévu pour un certain usage ne peut consommer plus qu’un plafond estimé par la ThCE sous peine de se voir refuser l’autorisation de faire ses travaux.

On ne peut donc pas construire ce que l’on veut sans avoir pensé aux économies d’énergie: première très bonne chose.

Ce plafond de consommations est actuellement celui établi en l’an 2005 : c’est le niveau RT2005 (pour réglementation thermique 2005).

Vivez dans un logement construit après cette date et vous verrez que l’évolution était déjà sérieuse. Un gain en confort, et sur la facture indéniable.

Le label BBC impose en gros un plafond de consommation deux fois plus exigent que celui de la RT2005, donc une facture énergétique deux fois moindre, et une emprunte environnementale nettement réduite.
Voilà le standard Parisien d’aujourd’hui. Les architectes, maîtres d’ouvrages, entreprises et bureaux d’études s’attelent pour tâcher de suivre ce plan climat, et jusqu’alors, de ce que j’ai pu constater … ils jouent le jeu!!
Ceci vaut aussi bien pour les bâtiments neufs que pour les bâtiments fortement rénovés.

Cela n’est pas de la tarte de faire entrer un projet dans ce critère, mais la volonté de chacun motivant, c’est une réflexion en conception passionnante et très valorisante.

En 2012, tout ceci devrait être rendu obligatoire en France. Alors un conseil, si vous cherchez à construire pas cher et au juste minimum réglementaire, dépêchez vous, car en 2012 (1er janvier 2013 pour les logements) il vous faudra obligatoirement construire BBC, et à moins que les fabricants d’isolants et d’équipements jouent le jeu, cela coûtera sensiblement plus cher à la construction (mais vous vous consolerez avec un coût de fonctionnement ridicule)
Sachez toutefois que si vous décidez de franchir le cap aujourd’hui en construisant BBC, des crédits d’impôts et prêts très intéressants vous sont accessibles.

Une petite recette pour une maison BBC? Cela viendra dans un prochain article.

Voici le bilan carbone des systèmes de production d’électricité dans 6 pays Européens dont la France. La France, grâce au nucléaire a un bilan nettement favorable, puisqu’on ne parle ici que de gaz à effet de serre, et non pas de déchets nucléaires.

Les autres pays quant à eux, ne disposent pas de la même ressource. Leur électricité est en grande majorité produite par centrales au charbon, au gaz naturel ou au fioul. L’incidence sur le bilan carbone est désastreuse puisque là bas, produire 1 kWh d’électricité revient à émettre environ 400 g de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, soit deux fois plus que ce qu’émet le gaz naturel (234 g/kWh) et plus encore que le charbon ou le fioul domestique (respectivement 384 g/kWh et 300g/kWh) !

Si dans ces pays là il est plus sain pour l’environnement de se chauffer aux combustibles fossiles ou biomasse qu’à l’électricité, il n’en résulte pas moins que remplacer les voitures fonctionnant au pétrole par la voiture électrique ne sera pas une avancée majeure. Le rendement du moteur électrique est certes bien meilleur que celui à explosion, mais le rendement des centrales électriques contrebalancent sensiblement ce gain.

Attention donc aux discours généralistes, vendant la voiture électrique comme l’engin qui va sauver le monde ! Si notre parc automobile français passe à l’électrique, il faudra à tout prix s’abstenir d’avoir recours à l’énergie étrangère telle qu’elle est produite actuellement (l’énergie électrique n’est pas plus saine, climatiquement parlant, dans tout autre pays producteur du monde). Seulement si cela se produit, les demandes en électricité française vont grimper en flèche et la production aura intérêt à suivre sous peine de provoquer une contreperformance environnementale : il sera plus néfaste pour l’environnement de rouler électrique, qu’au pétrole.

Sur l’automobile du futur, il faut garder les pieds sur terre et mettre de l’eau dans son vin. La voiture la plus écolo, c’est et ça sera toujours la voiture qui ne roule pas.

Ne vous êtes vous jamais demandé comment réduire vos dépenses en énergie, comment rafraichir le logement l’été, ou même comment est fait un logement ?

De la conception à l’équipement en passant par l’isolation, La Maison des [néga] watts. Le Guide malin de l’énergie chez soi
est le bouquin à absolument avoir chez soi. Je le qualifierai même d’immédiatement rentable puisque vous n’aurez pas besoin d’attendre la fin du livre pour mettre le doigts sur quelque améliorations à très simplement adopter. Vous allez par ce livre comprendre entre autre pourquoi il est nécessaire d’isoler un logement, d’où viennent les surchauffes en été, comment économiser et produire son énergie de différentes manières, et surtout comment concevoir sa future maison de manière bioclimatique.

Bioclimatique ? Oui ! Car c’est un fait absolu, notre maison s’inscrit dans un environnement. Le terrain, les reliefs, les vents et surtout le soleil, qui se lève à l’est, tourne au sud à son zénith et se couche à l’ouest. Rien de très nouveau .. mais alors ne peut on pas réfléchir à la disposition de ses pièces vis à vis de ce sud de manière à rendre le logement plus confortable ?

Mais nulle besoin d’être initié pour s’atteler à cette tache, qui se révèle ici très simple. Après avoir lu la maison des néga watts, plus rien ne vous semblera dérisoire et relevant du feeling ou du hasard dans la conception du logement, vous serez prêt à optimiser votre logements pour un confort aussi optimisé que les consommations énergétique.

Mais ceux que la construction n’intéresse pas ou pas du tout ne seront pas en reste. On y trouvera nombre de méthodes pour optimiser son logement du point de vue énergétique comme du confort thermique.  Ce livre fait parfois des rappels sur des évidences qu’il est pourtant utile de remettre sur le tapis : l’inutilité d’ouvrir les fenêtres par 28°C intérieur si dehors il fait plus chaud par exemple.

Lire la maison des néga watts, ça n’est pas de la culture générale, à notre époque où l’énergie est l’affaire de tous, c’est du civisme !

Au cas où ça ne serait pas encore clair … je vous le conseille très fortement !

Voici une innovation installée dans une discothèque de Rotterdam qui permet de créer de l’électricité grâce aux .. déhanchés de ses danseurs !

Un ingénieux processus utilise les petites vibrations créées par le danseur sur le sol pour le transmettre à un alternateur et produire l’électricité nécessaire à alimenter tout ou partie de l’éclairage de la boîte ! Une nouvelle mentalité de valoriser l’énergie perdue par le mouvement humain, et qui n’est franchement pas idiote en elle-même.

On pourrait s’imaginer voir apparaitre ce système dans les salle de sport, les écoles de danse, ou encore dans la rue afin d’alimenter une batterie mise à contribution la nuit pour l’éclairage public qui reste un très gros consommateur d’électricité en période nocturne.

Là où le raisonnement pourrait être encore un peu poussé, c’est en diminuant dans ces belles boites de nuits le niveau sonore d’un quart … ou alors de distribuer des boules Quies récupératrices d’énergie sonore inutile !


L’été venu, et que les canicules pointent le bout de leur nez … ou pas en fait … on cherche à vendre la climatisation à monsieur tout le monde.

On pourrait s’étendre sur la pratique ou sur l’acte de s’équiper, le climat n’étant à priori pas destiné à se refroidir avant un moment … ça n’est pas le but de cet article. Les arguments de vente de ces machines thermiques à base de pompes à chaleur sont bien avant tout leur puissance et leur COP.

Mais sans savoir ce qu’est le COP, l’affaire est belle !

Voila de quoi passer à la loupe ce petit flou.

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Un type de maïs génétiquement modifié, homologué au Canada depuis plus de deux ans, pourrait avoir des effets néfastes sur la santé humaine. C’est du moins ce qui ressort d’une étude toxicologique menée par Monsanto, le propriétaire de la semence, au cours des dernières années. Tenue secrète par le géant des biotechnologies, cette étude a tout récemment été amenée sur la place publique par la justice allemande.

Ajouté pendant 90 jours dans l’alimentation de rats, le MON 863 -c’est le nom de cet organisme génétiquement modifié (OGM)- s’est révélé nocif pour les rongeurs, a en croire le contenu de cette recherche. Sur près de 1200 pages, les scientifiques de Monsanto y évoquent en effet, pour le groupe soumis à ce transgène, une augmentation importante du taux de globules blancs (à l’origine d’infections ou d’inflammations), des infections du foie et des reins ainsi que des troubles de poids.

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Heureux est l’homme en dehors de tout flux d’information et qui ne se doute pas même de cette « mode » du réchauffement planétaire. De ce sursaut émergeant: « tiens! et si en fait ce qu’il se disait y’a 15 ans était vrai ? ah ben on a pas l’air con d’un coup … »

Qu’est ce qui se passe en fait ? Est-ce vrai que la Terre se réchauffe? N’est ce qu’une pré-occupation passagère ou bien sans conséquence réelle ? Phobie ou réalité ? En est-on sûr ?

Terre

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